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LES
INSTRUMENTS ASTRONOMIQUES Questions / réponses pour vous aider à choisir votre instruments |
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Êtes-vous prêt(e) pour l'achat d'un instrument ? Si vous ne savez pas retrouver les principales constellations à l'il nu, identifier les planètes lorsqu'elles sont dans le ciel, pointer du doigt la zone où se situe la nébuleuse d'Orion, la galaxie d'Andromède ou le double amas de Persée, par exemple, peut-être devriez-vous attendre un peu avant de vous lancer dans l'achat d'un instrument... Investissez plutôt quelques centaines d'euros dans des livres, des cartes ou, mieux encore, dans un petit stage de découverte de la voûte céleste et d'apprentissage du maniement des instruments. De tels stages sont organisés par de nombreuses structures pendant les vacances scolaires ou lors d'un week-end. Consultez la liste des principaux organisateurs de stages dans le Guide des ressources. |
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Quelle somme minimale faut-il consacrer à l'achat d'une lunette ? Sauf si
vous l'achetez d'occasion, une lunette de 60 mm de bonne qualité vous
coûtera environ 200 euros avec sa monture azimutale. Vous trouverez
des instruments moins chers dans les catalogues de vente par correspondance,
mais l'optique et la monture de ces engins ne vous permettront en aucun
cas de faire des observations satisfaisantes. Mieux vaut économiser
un peu plus longtemps et vous doter d'un instrument honnête. |
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Combien de fois un instrument grossit-il ? Méfiez-vous des publicités ou des vendeurs qui mettent en avant le grossissement maximal d'un appareil, n'hésitant pas à faire croire que plus il grossit, meilleur il est. C'est faux ! Ceux qui se servent de ces arguments ne sont pas sérieux ou n'y connaissent rien. Même si l'optique théorique indique que l'on obtient le grossissement en divisant la focale de l'objectif ou du miroir par la focale de l'oculaire utilisé (G = F/f), il ne suffit pas de vous vendre un instrument de 900 mm de focale avec un oculaire de 4 mm pour prétendre que vous observerez le ciel avec un grossissement de 225 fois. Cela supposerait, d'une part, une optique absolument parfaite et, d'autre part, l'absence d'atmosphère et de turbulence. Concrètement, le grossissement utile d'un petit instrument est égal à 1,5 fois le diamètre de son optique principale (donc 90 fois pour une lunette de 60 mm et 160 fois pour un télescope de 115 mm). Dans des conditions exceptionnelles de turbulence ou pour départager une étoile double extrêmement serrée, vous pourrez " pousser " jusqu'à 2,4 fois le diamètre. Mais n'espérez en aucun cas obtenir des images de qualité avec un grossissement de 450 fois sur une lunette de 60 mm (oculaire de 4 mm + Barlow). |
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Il suffit de rajouter un redresseur terrestre sur une lunette pour la transformer en outil d'observation de la faune et de la flore. Évidemment, il est préférable d'acheter un instrument aisément transportable si on le destine à cette double utilisation. Les petits Schmidt-Cassegrain ou Maksutov-Cassegrain font d'excellents instruments d'observation du monde animal et végétal. Attention ! Les lunettes d'approche couramment utilisées pour observer la nature ne sont en revanche pas d'une qualité optique suffisante pour donner de bonnes images du ciel. |
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Une lunette ou un télescope ? Au-delà
de 178 mm de diamètre, vous ne trouverez que des télescopes.
En-deçà, le choix dépend un peu de vos moyens ! De
50 à 100 mm de diamètre, les lunettes simples et les télescopes
(Newton ou catadioptriques) sont sensiblement de même qualité
et d'un coût identique. À diamètre égal, entre
100 et 178 mm, les lunettes apochromatiques sont très supérieures
aux télescopes... mais leur prix les met hors de portée
de nombreux amateurs. |
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Quel instrument acheter à un enfant ? S'il s'agit d'un jeune enfant dont l'enthousiasme pour le ciel risque de n'être qu'une passade, contentez-vous d'une lunette de bas de gamme de 42 ou de 50 mm de diamètre. Montée sur un petit trépied à poser sur une table et dotée d'un grossissement unique (évitez les systèmes avec zoom, qui sont vraiment de trop mauvaise qualité optique), elle donnera des images correctes de la Lune, de Jupiter et de Saturne (précisez bien à l'enfant de ne jamais pointer le Soleil). En revanche,
si vous devez faire un achat pour un jeune vraiment passionné depuis
longtemps, réunissez les bonnes volontés et la générosité
de vos proches (oncles, tantes, grands-parents, amis...) et offrez-lui
une lunette de 60 mm azimutale de qualité astronomique ou un petit
Dobson de 100 mm. |
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Verrai-je vraiment plus de choses avec un instrument plus gros ? Plus le diamètre d'une optique est important, plus vous pourrez voir des objets peu lumineux et distinguer des détails fins. Mais attention, la qualité de votre site d'observation intervient et peut stopper cette progression à partir d'un certain diamètre. En Europe, on estime que la turbulence de l'atmosphère et la pollution lumineuse moyennes empêchent les heureux possesseurs de télescopes de 350 mm et au-delà d'en tirer le maximum plus de quelques nuits par an. Cependant, ce n'est pas parce que vous verrez plus de choses dans un gros instrument qu'il faut penser que vous ne verrez rien dans un petit. Une lunette de 80 mm ou le classique télescope de 115/900 vous montreront suffisamment de détails sur la Lune, le Soleil et les planètes pour vous occuper pendant des années. En outre, les prix de ces instruments sont assez bas pour que vous puissiez les acheter sans vous ruiner, et ne rien regretter au cas où votre passion pour les astres se révèlerait fugace. D'autre part, un gros télescope est encombrant et parfois suffisamment délicat à mettre en uvre pour que vous hésitiez à le sortir certains soirs, lorsque la qualité du ciel, par exemple, ne sera pas excellente. Vous vous poserez moins de questions avec un petit instrument léger et maniable. À votre avis, que vaut-il mieux : un grand télescope dans un carton ou un petit que vous utiliserez souvent ? |
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Quel type d'instrument faut-il acheter pour observer en ville ? En ville, on observe souvent sur un balcon (ce qui est loin d'être idéal !), une terrasse ou dans un petit jardin ; un instrument relativement trapu et maniable est donc recommandé. Jusqu'à 150 mm de diamètre, cela ne pose pas de problème, quel que soit le type d'instrument utilisé. Au-delà, un télescope de Schmidt-Cassegrain est celui qui permet le plus fort diamètre pour le plus faible encombrement. |
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À quoi servent les oculaires ? Les oculaires sont les systèmes optiques qui permettent de grossir plus ou moins l'image. Il est fondamental que la qualité optique des oculaires soit au moins égale à celle du miroir principal ou de l'objectif. À quoi cela servirait-il d'investir des dizaines de milliers d'euros dans le meilleur télescope qui soit pour détériorer l'image finale en employant des oculaires de piètre qualité ? Les oculaires sont des loupes qui contiennent jusqu'à sept lentilles de formes et de tailles différentes parfaitement ajustées. Il s'agit donc d'éléments relativement coûteux. Cependant, pour peu que vous les choisissiez judicieusement, vous pourrez les conserver toute votre vie et les léguer aux générations futures. Dans le meilleurs des cas, il vous faudrait trois oculaires de focale différente pour tirer parti des possibilités d'un instrument. Le premier vous permettra d'atteindre le grossissement équipupillaire, c'est-à-dire le grossissement qui donnera une pupille de sortie de 5 à 7 mm de diamètre. C'est avec ce grossissement que vous verrez les images les plus lumineuses et le champ le plus grand, ce qui est particulièrement spectaculaire lors de l'observation des nébuleuses ou des amas ouverts de grand diamètre apparent. Vous pouvez calculer le diamètre de la pupille de sortie en fonction du diamètre de l'optique principale de votre instrument (D, en mm) et du grossissement obtenu (G), par la formule : Pupille de sortie = D/G. Rappelez-vous que le grossissement est lui-même obtenu par la formule G = F/f, où F est la focale de l'optique principale, et f la focale de l'oculaire. Cela vous permet de déterminer facilement la focale de l'oculaire qui donnera le grossissement équipupillaire pour un instrument donné : f = F x Pupille de sortie/D. Le deuxième oculaire assurera le grossissement moyen, celui que vous utiliserez le plus couramment (1 à 1,5 fois D). Le troisième apportera le grossissement maximal, dont vous vous servirez très rarement (2 à 2,4 fois D). Vous pouvez à la rigueur vous en dispenser si vous achetez une Barlow, c'est-à-dire un doubleur de focale, mais une bonne Barlow coûte pratiquement aussi cher qu'un oculaire. |
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Quelles sont les performances des instruments ? La magnitude limite de l'il humain dans l'obscurité et au zénith d'un ciel parfait est supérieure à 6,5 (jusqu'à 7,5 selon les observateurs). Une différence de 5 magnitudes est à peu près égale à une différence d'éclat de 100 fois. Vous verrez donc des étoiles 100 fois plus faibles avec une lunette de 60 mm qu'à l'il nu. Les magnitudes limites indiquées dans ce tableau peuvent être dépassées avec des instruments et dans des conditions d'observation remarquables. Le grossissement maximal n'a qu'une valeur indicative ; vous ne pourrez l'atteindre vraiment qu'exceptionnellement et il est extrêmement rare que la turbulence atmosphérique permette de dépasser les 600 fois, quelle que soit la taille du miroir. On peut dire la même chose pour la résolution, qui est pratiquement toujours supérieure à 0,5 seconde d'arc. |
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Quelle focale faut-il privilégier ? Tout dépend du type d'observation que vous souhaitez réaliser. Avec une longue focale (f/D: 10 à 25), vous obtiendrez facilement de forts grossissements, ce qui représente un atout pour les surfaces planétaires, la Lune et le Soleil. Avec une courte focale (f/D : 3 à 7), votre instrument sera plus " ouvert " et vous pourrez réaliser des photographies d'objets faibles, comme les nébuleuses et les galaxies, avec des temps de pose remarquablement courts. Il est possible d'adapter un réducteur de focale qui divise jusqu'à 2 fois la focale sur certains instruments. |
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De quels accessoires aurai-je absolument besoin ? Encore une fois, tout dépend de ce que vous attendez de votre instrument. Si vous ne faites que du visuel, investissez dans un très bon oculaire à grand champ de type Nagler, Panoptic, Lanthanum LV, SWA ou UWA afin de profiter du spectacle offert par les grandes nébuleuses. Il vous faut aussi un chercheur efficace : le 7 x 50 est un bon compromis, car il a l'avantage de posséder le même champ que des jumelles 7 x 50. Vous passerez ainsi plus facilement des jumelles au chercheur de votre instrument lorsque vous pisterez un objet céleste. Vous pouvez également rajouter un pointeur de type Telrad. Des filtres colorés peuvent faciliter l'observation des surfaces planétaires et lunaires. Si le Soleil vous intéresse, achetez un filtre pleine ouverture qui se place devant l'entrée du tube. Selon la qualité de votre site d'observation, l'achat d'un filtre antipollution vous permettra d'éliminer une grande partie des lumières parasites provenant des éclairages urbains (filtre LPR ou Deep Sky, par exemple). |
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Les optiques traitées valent-elles leur surcoût ? Pour les instruments dans lesquels la lumière traverse de nombreuses surfaces optiques (lunettes, Schmidt-Cassegrain, Maksutov-Cassegrain), un traitement de surface peut augmenter la transmission jusqu'à 15 %. Il serait dommage de s'en priver. |
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À quoi servent les cercles gradués ? Les astres sont repérés dans le ciel à partir de deux coordonnées (ascension droite et déclinaison) qui rappellent la latitude et la longitude terrestres. La plupart des montures équatoriales sont équipées de cercles gradués qui permettent, après réglage, de retrouver un astre à partir de ses coordonnées. Vous trouverez celles-ci dans les atlas, pour les étoiles, et dans la partie " Éphémérides " pour le Soleil, la Lune et les planètes qui ont des mouvements propres plus ou moins importants. Très souvent, malheureusement, les cercles des petites montures sont trop peu précis pour être efficaces. Vous pouvez essayer d'en bricoler avec de grands rapporteurs circulaires. |
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Pourrai-je faire de la photographie ? Oui, vous pouvez théoriquement photographier tous les astres et objets célestes que vous observez. Pratiquement, l'affaire est loin d'être aussi simple et l'astrophotographie, comme les techniques d'acquisition d'images à l'aide de caméras CCD, reste l'apanage d'un petit nombre d'amateurs spécialisés. Il faut le savoir, car beaucoup de vendeurs insistent sur les possibilités photographiques des instruments sans toujours se soucier du niveau réel de difficulté que représente la réalisation d'une bonne image du ciel. Quoi qu'il en soit et quel que soit votre choix, n'oubliez pas qu'une monture de précision motorisée, qu'elle soit azimutale ou équatoriale, est une condition sine qua non. |
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Peut-on acheter un instrument d'occasion ? Comme dans tout secteur commercial dynamique, un marché d'instruments astronomiques d'occasion existe parallèlement aux ventes de matériel neuf. La plus grosse part de ce marché est constituée par les instruments mis en vente car leur propriétaire souhaite passer au diamètre supérieur. Il s'agit alors de matériel ayant souvent plusieurs années. Mais il est important de rappeler qu'un instrument astronomique correctement entretenu ne vieillit pas. La monture demandera parfois un léger réglage, mais une optique de 100 ans reste aussi bonne qu'une de 10 jours (avec une aluminure neuve dans le cas d'un miroir). Vous trouverez aussi du matériel n'ayant servi qu'une ou deux fois, voire jamais ! Cela peut paraître incroyable, mais beaucoup de débutants achètent un instrument sur un coup de cur et s'en séparent tout aussi vite. Dans tous les cas, il est souhaitable, voire indispensable, d'observer le ciel avec l'instrument avant de verser une quelconque somme. Les défauts les plus évidents apparaîtront forcément. Pointez une étoile de magnitude + 1 ou + 2 comme la Polaire : l'image doit être la plus petite possible et sans aucune coloration. Dans le cas contraire, refusez l'instrument. Pour le petit matériel peu coûteux, faire vérifier l'optique par un professionnel serait vraiment trop dispendieux et seule une relation de confiance avec le vendeur vous permettra de prendre votre décision (après un rapide examen des parties mécaniques, naturellement). Le problème des instruments de plus grand diamètre est tout autre. Personne ne souhaite dépenser plusieurs milliers ou dizaines de milliers d'euros à l'aveuglette. Une solution idéale, pour peu que les deux parties soient d'accord, serait de partager les frais d'une révision complète " optique + monture " telle que la plupart des importateurs et des constructeurs en proposent désormais pour une somme forfaitaire. Renseignez-vous auprès d'un revendeur pour savoir si l'instrument qui vous intéresse est vendu avec un bulletin de contrôle, et si c'est le cas demandez-le, car il indique les spécifications de base de l'optique et prouve son origine. Vous rencontrerez parfois aussi dans les petites annonces des télescopes fabriqués par des amateurs. Si le miroir a été taillé par un opticien professionnel ou par un amateur réputé (Bacchi, Secrétan, Prin, Clavé, Lartigau, Mosser,...), il doit être signé et numéroté au dos ou sur la tranche et son bulletin de contrôle (lui aussi numéroté et signé) fait la preuve de sa qualité. Si le miroir a été taillé par un amateur moins connu, vous devez obligatoirement le faire vérifier par un spécialiste, mais attention, cela peut coûter cher. Il vous restera alors à évaluer les qualités mécaniques de la monture et la précision de la motorisation éventuelle. Pour toutes ces raisons, ne vous lancez pas dans l'achat d'un télescope d'amateur dont vous ne connaîtriez pas le concepteur. Les principales sources de petites annonces sont les revues Ciel et Espace, l'Astronomie, Pulsar, Astronomie Magazine et la rubrique " Petites annonces " de certains sites Internet. La maison de l'Astronomie (à Paris) propose elle aussi des occasions ; elles ont l'avantage d'avoir été révisées et elles sont garanties 6 mois. Beaucoup de bulletins associatifs publient également des petites annonces, mais on ne peut pas être abonné à tous ! Enfin, le moyen le plus sûr d'acheter une lunette ou un télescope d'occasion en confiance étant de bien connaître le vendeur, c'est dans votre club ou votre association qu'il vous faudra avant tout rechercher une éventuelle affaire. |
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Peut-on acheter un instrument à l'étranger ? Il suffit de feuilleter une revue astronomique américaine une calculette à la main pour se rendre à l'évidence : le matériel astronomique est souvent plus de 2 fois moins cher aux États-Unis qu'en Europe, et surtout qu'en France ! La tentation d'acheter son futur instrument directement outre-Atlantique est donc forte et chacun de pester contre les importateurs et leurs " marges démentielles ". Pourtant, un rapide calcul des différents frais liés à l'importation de matériel permet de relativiser quelque peu cette première impression. Tout matériel optique acheté X euros aux États-Unis verra en effet son prix gonfler selon la règle approximative suivante : X multiplié par le prix du dollar au moment de la transaction, plus les frais d'emballage, de transport et d'assurance, plus les frais de douane, plus la TVA (19,6 % pour l'optique en France). Au bout du compte, l'excellente affaire voit son prix se rapprocher rapidement de celui pratiqué par le revendeur local, même s'il lui reste en général de 10 à 30 % inférieur ; mais n'oublions pas que l'importateur a des frais de structure... En outre, parallèlement à l'aspect financier, qui peut sembler avantageux, il faut évoquer quelques éléments plus subjectifs auxquels chaque acheteur accordera plus ou moins d'importance. Il est assez fréquent de voir écrit en tout petit dans les publicités ou la documentation de certains fabricants ou revendeurs américains : Warranty may not be valid outside USA (" La garantie peut ne pas être valide à l'extérieur des États-Unis ") ; vous risquez donc d'avoir de vrais ennuis en cas de problème avec le matériel que vous avez acheté. Lorsque la garantie fonctionne à l'étranger, il faut cependant renvoyer le matériel correctement emballé et assuré à vos frais... D'autre part, si l'instrument qui vous intéresse comprend une partie fonctionnant à l'électricité (moteur, ordinateur), il faut impérativement demander une version adaptée aux normes de votre pays. Enfin, le problème des délais de livraison, déjà difficile à gérer lorsque l'on a affaire à un importateur auquel on peut téléphoner ou écrire après une attente injustifiée, devient carrément insoluble lorsque l'on traite avec un vendeur situé de l'autre côté de la planète, dont on ne maîtrise pas en général parfaitement la langue, et qui sait que vous avez peu de moyens de pression sur lui. L'achat en direct à l'étranger mérite donc de faire réfléchir plus d'un amateur. Connaître le marchand qui vous vend un instrument, pouvoir le rencontrer, lui parler au téléphone, lui poser des questions avant et après l'achat, et savoir qu'il assurera un service après-vente correct, cela a son prix. S'il est effectivement possible aujourd'hui de commander facilement par le biais d'Internet du matériel astronomique moins cher qu'en Europe, c'est et ce sera encore longtemps aux risques et périls de l'acheteur. Mais, si votre activité vous conduit régulièrement aux États-Unis ou dans tout autre pays intéressant pour le matériel astronomique, comme le Japon, rien ne vous interdit de rapporter du matériel en bagage accompagné ; n'oubliez pas de le déclarer à l'arrivée. Malgré les droits fiscaux, vous ferez souvent de substantielles économies. |